Archivé — Aider les écoles à répondre aux besoins des collectivités autochtones

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Muriel Sawyer, Eileen Erasmus et Casey Brown, ainsi que leurs collègues et leurs élèves, se sont attelés à créer des écoles qui appuient et encouragent le mode de vie cher aux élèves autochtones et à leurs parents.

Muriel et Eileen travaillent toutes deux dans des écoles spécialement conçues pour les collectivités des Premières nations et, par le fait même, conservent et transmettent la langue et la culture de la collectivité — aux aînés locaux, aux dirigeants nationaux, aux parents et, plus particulièrement, aux élèves.

La construction même des deux écoles avait des objectifs culturels. Les couleurs des murs et du mobilier de l'école secondaire N'Bissing, où enseigne Muriel, ont été choisies en fonction des valeurs culturelles. Les affiches sur les murs de l'école sont en ojibwe.

À l'école K'àlemì Dene de Yellowknife, où travaille Eileen, on a reproduit la nature extérieure à l'intérieur en disposant ça et là des roches et en installant des fenêtres qui donnent une vue imprenable sur le milieu naturel où s'est développée la culture dénée.

Eileen organise des activités culturelles, comme la construction de canots d'écorce de bouleau grandeur nature, pour joindre l'apprentissage scolaire à la culture, et inversement. La passion que suscite le projet de construction motive les élèves à faire des recherches historiques en lien avec l'activité. (voir aussi l'article Pile ou face : la véritable recherche) Parallèlement, les élèves qui adorent le travail scolaire établissent un lien entre ce qu'ils apprennent à l'école et l'histoire vivante de leur propre peuple.

« Compte tenu de l'effet positif que peuvent exercer les activités culturelles menées sur les terres auprès des enfants qui éprouvent des difficultés scolaires, il existe un réel danger d'oublier que chaque élève — quelle que soit sa capacité — a le droit à un enseignement dans et de sa propre culture », explique-t-elle.

L'un des principaux objectifs de Casey Brown consiste à démontrer à la collectivité que l'école peut être un lieu qui répond à la fois aux souhaits et aux besoins de ses membres. Elle a instauré des programmes qui visent à inspirer un sentiment de fierté à la communauté et mis en œuvre un programme qui enseigne à faire de meilleurs choix alimentaires.

« Je dis aux gens que nos parents ont souvent vécu de mauvaises, voire d'horribles expériences scolaires, explique-t-elle. Leurs enfants passent huit heures par jour avec nous; nous devons les convaincre que lorsque leurs enfants sont ici, nous faisons tout en notre possible pour leur donner ce qu'il y a de mieux. »

Les écoles autochtones devraient faire partie d'un réseau communautaire qui renforce la culture, ajoute Muriel. « Imaginez ce qui arriverait si les enfants canadiens fréquentaient des écoles qui n'utilisent ni le français ni l'anglais, qui n'enseignent pas l'histoire canadienne et où aucun des enseignants n'est Canadien, soulève Muriel. Imaginez qu'une telle situation a cours depuis 400 ans. C'est ce que nous tentons de corriger. »

Pour en apprendre davantage

Voir aussi l'article La préservation de la culture malécite.