Archivé — La rétroaction, un outil de motivation et d'évaluation du rendement de l'élève

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Il incombe à tout enseignant d'évaluer le rendement des élèves. Au fil des ans, plusieurs enseignants ont cherché à faire de l'évaluation plus qu'une simple notation. Ce n'est pas qu'ils croient que les systèmes d'évaluation actuels ne fonctionnent pas, ils veulent les améliorer.

Le défi est triple. Premièrement, il faut remplacer la notation classique par un système qui renseigne mieux et davantage les élèves et leurs parents. Une telle approche pourrait isoler les compétences particulières que doivent développer les élèves. « Une note de 67 pour cent ne précise pas ce que vous devez améliorer, explique Wayne Phillips. »

Deuxièmement, il faut inciter les élèves à fournir plus d'efforts. « La plupart des enfants comprennent qu'ils pourraient faire mieux dans certains domaines, mais pourquoi s'en donner la peine, il y a tellement de choix qui s'offrent à eux, affirme Rob Dougherty. Il leur faut un milieu sûr et positif où ils peuvent s'appuyer et s'encourager mutuellement à faire de leur mieux. »

Troisièmement, il faut enseigner aux élèves à s'autoévaluer et à évaluer les autres. « Les élèves qui comprennent que leur projet doit être travaillé davantage s'y mettront avant la date d'échéance parce qu'ils n'ont pas à attendre que l'enseignant leur dise ce qu'ils doivent améliorer. L'élève qui peut évaluer ce qui est bon dans le travail de ses pairs peut apprendre d'eux, mentionne Ron Blair. Je veux leur inculquer une notion d'auto-évaluation qu'ils pourront utiliser après avoir quitté ma classe et après avoir quitté l'école. »

Enfin, les enseignants ne doivent pas quitter des yeux la récompense : le but de l'évaluation est la réussite et non l'échec. « Si l'évaluation n'a d'autre but que de rappeler aux enfants leur rendement passé, elle ne sert à rien, affirme Muriel Sawyer. Certains de mes élèves n'ont pas la vie facile. Je veux leur rappeler qu'aujourd'hui est un autre jour et que s'ils n'y arrivent pas maintenant, ils peuvent toujours se reprendre plus tard. »

Selon Eileen Erasmus, l'une des pires choses que l'école puisse faire aux élèves, c'est de les mettre dans une impasse — par exemple, lorsque les élèves reçoivent une évaluation « finale » qui leur dit qu'ils ont complètement échoué à l'école. Eileen Erasmus et Muriel Sawyer s'efforcent toutes deux d'y remédier en disant aux enfants qu'ils peuvent toujours se reprendre.

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